Chronique d'une remise à niveau ciné #1






C’est comment déjà le début ? ....

Chair ? Comme une chaise ? Ou comme la chanteuse ? Do you believe in life after love ? Non pas trop. De toute façon, l’amour, c’est que les portugais qui le construisent. Allez, une petite vanne raciste pour bien commencer dans ce nouveau blog. Et puis, d’après la haute direction de ce blog ciné qui se tapit dans sa salle obscure, la liberté d’expression est garantie. Sous 2 ans. Ou 2 chroniques. Je sais plus…

Cher internaute, chère internaute. Je suis très heureux de te retrouver. Enfin ! Mais… Cessons de plaisanter. Ces sons, qui me réprimandent, ne sont pas propices à la bienfaisance de cette chronique. Ce sont ceux de ce célèbre concessionnaire de ce blog qui commencent à sombrer dans des paperasses juridiques à cause de son nouveau chroniqueur qui va écrire des sornettes. Quelle belle allitération pour cette assonance. Inspiration venue tout droit de cette femme qui arrive à sortir des chansons sans son. Véronique.

Bref. Je suis de retour. Pour vous jouer un mauvais tour. Parce que, oui, le ciné, c’était comme ça, mais c’est aussi comme ci. Je n’existais pas. Elle est passée à côté de moi, et finalement elle m’a écouté, elle m’a regardé et elle m’a répondu qu’elle n’allait pas s’en aller. Ma chronique d’une semaine ciné s’installe pour une durée indéterminée dans la Salle Obscure de Shawshank. Merci à monsieur le chef du blog de m’avoir récupéré au bord de la route, avec seulement mes maux.

Bon, Greg, arrête de terviger…tergervi…terviger…bon arrête de t’atermoyer là. Parle ciné un peu.
Que tes vœux soient exaucés. Un petit récap’ des films que j’ai vu cet été. Mais sache juste, internaute, avant de commencer, que tu m’as énormément manqué. #KeurSurToi



Et pour commencer, commençons par le commencement de l’été une fois, le nouveau poulain de Marvel qui débarque (enfin) dans le Marvel Cinematic Universe, Monsieur Spiderman. Alors, oui, je te vois venir, internaute, me critiquer parce que je vais facilement dire, sans me fouler le cerveau, que le film parvient à tisser des liens entre Spiderman et les Avengers, et notamment Tony Stark alias Iron Man. Mais le parti pris du teenage movie fait que ce Spiderman Homecoming se distingue de ces prédécesseurs en se focalisant sur le nouvel interprète Tom Holland (non pas de vannes avec François, trop facile wesh) et donne un aspect découverte et constructif du jeune Peter intéressant à suivre. C’est coloré, dynamique, ça vanne à tout va, c’est bon enfant. Et, comme on le connait parker, les scénaristes n’ont pas ressassé l’arc narratif de l’Oncle Ben, qui a été cuit en 10 minutes dans un sachet dans le Amazing, et ils n’ont pas ri avec ceci. Nouvelle ambition narrative et puisque c’est le nouveau poulain, il faut le former le petit. Spiderman est rentré dans son écurie. A Marvel de nous prouver qu’il peut devenir un bel étalon. Oui, aucune vanne arachnéenne. Avec ce thème, trop facile d’avoir une araignée au plafond.







Et puis, je me suis précipité pour voir la nouvelle réalisation de ce cher Luc Besson qui, après nous avoir fait Lucy, a sorti sa nouvelle clé USB flambant neuve dernière génération venant tout droit des States dans laquelle se trouvent tous ses travaux sur une célèbre BD des années 60 et qu’il a transposée au cinéma. Valérian et la cité des milles planètes est un projet ambitieux d’un point de vue artistique et esthétique. L’univers que Luc a créé transpire de créatures en tout genre, de petits détails à des gros décors de planètes différentes. Pourtant, on se retrouve face à une histoire très simple, portée par un duo d’acteur qui manque cruellement de conviction et surtout d’écriture, de background comme disent les espagnols. On a l’impression de regarder une énorme introduction aux (futures ?) suites que Luc a promis. Le film se permet des sous-sous-(gling gling money)-intrigues quelconques et anodines. Mais nous bessons notre garde et on voyage, on s’émerveille. La Baissons Touch.







Et pendant que ma chatte pose délicatement sur mon lit la souris qu’elle a attrapée, je vais m’attaquer à un gros gibier. Celui de La Planète des Singes : Suprématie. Toujours réalisé par Matt Reeves, ce troisième volet conclut parfaitement et dignement une trilogie qui a su grimper en qualité de films en films. De nombreuses thématiques y sont imbriquées pour servir une histoire et des propos ultra humanistes. Les avancées techniques de la Motion Capture est telle qu’on n’arrive plus à faire la distinction entre le réel et les images de synthèse. L’histoire de César qui se prépare à son ultime combat contre les hommes n’est que la continuité du deuxième où, dans le cas inverse, il ne voulait pas de guerre. C’est ici que l’évolution psychologique de ce personnage est pertinente. Comment défendre à la fois sa communauté et être pacifique ? Peut-on être un leader sans attiser les convoitises ? Faut-il nécessairement une guerre pour faire entendre ses convictions ? Et je ne fais qu’effleurer la surface de cette trilogie philosophiquement anthropologique. Un peu de sérieux ne fait pas de mal. C’est l’une des caractéristiques de César. Bien qu’il soit un singe, il réfléchit comme un homme. Et, comme on dit, ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace.







Et voilà. Après cette petite touche de sérieux dans cette chronique, il est temps de vous quitter. Moi ? Qui je suis ? Je suis Grégory. Simple écrivain cherchant en vain l’inspiration devant un verre de vin tapotant vingt fois le doigt sur mon clavier pour chercher le divin. Vin. Et c’est ici que je te quitte, cher internaute. En espérant que mon retour t’aura fait plaisir. Et n’oublie pas que le singe qui fait la grimace n’est pas forcément celui qui tisse la meilleure toile d’araignée pour atteindre la cité des mille planètes. Car oui, le cinéma est un art qui s’imagine, qui se ressent et qui permet de recommencer.



Cher internaute, chère internaute, chère chair…

Commentaires

  1. Pour commencer, bienvenue dans ces colonnes camarade! :D
    Le nouveau Spider man ne m'a pas convaincu. Plus j'y repense, plus l'oubli se fait profond. La faute à un film qui manque d'enjeux (l'oncle Ben n'a peut être pas droit à sa troisième mort, mais son oubli total est gênant), qui va voir chez les prédécesseurs et les rapprochements avec Stark sont un brin soulant. Reste que l'aspect teen (même s'il n'invente rien) est pas mal et Michael Keaton est un des rares méchants potables du MCU.
    Valérian est pas mal mais pèche par une interprétation souvent douteuse du duo principal. Je ne comprends pas pourquoi il a fait de Valérian un queutard sur pattes et de Laureline une faire valoir aussi grotesque. Pourtant les acteurs sont plutôt corrects, juste les rôles. Il y a aussi un gros creux au milieu du film. Sinon le film est divertissant et beau, ce qui n'était pas forcément donné pour Besson (les cgi de Lucy étaient tellement dégueulasses...).
    War for the planet of the apes est comme tu le dis un film dans la continuité du second opus et dans la tonalité d'une saga qui a toujours brillé par la pertinence de son propos. Le film brasse divers genres avec saveur, même si la partie évasion est un peu difficile à avaler parfois. La performance capture est encore plus impressionnante que sur le précédent volet (qui était déjà époustouflant).
    En tous cas bon retour dans la blogosphère camarade. :)

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