Critique : Cigarettes et Chocolat Chaud


Avec Cigarettes et Chocolat Chaud, son premier long-métrage, Sophie Reine livre un feel-good movie comme on en a rarement en France. Embrassant l'insouciance rebelle des marginaux tout en invoquant la musique de David Bowie comme horizon des émotions, la cinéaste nous fait immédiatement nous attacher à cette famille en deuil, paumée, hors des cadres pour conserver l'amour, face à un système qui manque d'humanité. Une innocence revigorante traverse ce premier film, à travers des rêves à l'influence surnaturelle, des situations complètement décalées, et cette complicité indiscutable des acteurs qui nous font autant rire que pleurer - pensées pour Gustave Kervern qui n'a jamais été aussi touchant devant la caméra. Peu enclin à sombrer dans le pathos facile entre deux rires, Cigarettes et Chocolat Chaud bousille les carcans pour livrer une belle petite réflexion sur l'acceptation des douleurs de la vie et de la différence, pour que nous puissions tous un peu décoller sur Mars. Fin de transmission.


Commentaires

Articles les plus consultés