Critique : Rogue One - A Star Wars Story


Tragique guérilla vers un nouvel espoir, Rogue One, spin-off précédant l'opus original de la galaxie Star Wars, se permet de casser quelques codes de la licence pour mieux servir son aventure parallèle, qui laisse derrière elle quelques poussières d'étoiles qui illumineront sans aucun doute les yeux de tous les aficionados. Après une ouverture très forte, chaque membre de l'équipe Rogue déséquilibre la première partie du film, de bien longues téléportations, et la majorité ne trouvera malheureusement pas la richesse qu'elle mérite. Ce qui n'empêche pas de nous attacher à certaines figures (le duo chinois Chirrut-Baze) ni d'ouvrir la portée mythologique et émotionnelle de cet opus à part. Car même si l'hermétisme de Felicity Jones ne séduit pas toujours, l'histoire qui entoure son personnage agrippe le cœur, petit rouage indispensable au moteur qui nous permet de voyager vers l'horizon épique de l'Episode IV. La part des ténèbres, Gareth Edwards l'assume complètement avec une aura de film de guerre et ses terribles sacrifices, citant visuellement des œuvres comme Apocalypse Now ou Saving Private Ryan pour mieux nourrir l'excitation rebelle qui permet au film de trouver son identité. Affranchi de la Force, Rogue One sort avec succès la saga de son couloir de lumière, fort d'effets spéciaux impressionnants et d'un climax titanesque.


Commentaires

  1. Mais que de détours mortels avant de débarquer sur les plages de ce climax titanesque ! Qu'il est difficile de s'attacher à ces alliés de circonstances qui semblent tout droit sortis du coffre à jouet du département des produits dérivés. En plus, je ne trouve pas la mise en scène d'Edwards particulièrement remarquable, peu aidée il est vrai par l'excès de montage alterné. Heureusement, il y a Vador.

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  2. Un bon spin off qui n'est ni le meilleur Star Wars (l'alcool chez certains fait oublier les deux premiers opus), ni le pire (d'autres ont oublié que le père Lucas avait déjà bien sali la saga avec trois spin offs aussi ridicules qu'horribles). Un film mission suicide qui fonctionne après un commencement un peu longuet, fort de personnages héroïques suivant un idéal.

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  3. Je rejoins tes rangs, Max. Supérieure à l'épisode VII, cette solide passerelle dressée par Gareth Edwards entre les deux trilogies vibre de personnages et d'enjeux passionnants. Une réussite inattendue au regard des récentes péripéties qui ont émaillé sa production.

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  4. Je ne comprends pas du tout l'engouement derrière ce film. Mais alors pas du tout. J'en viens à penser que j'ai mal perçu le film. Pourtant je suis sorti révulsé, en colère après ce Star Wars anecdotique, en pilote automatique, qui fait même pas bien le job à cause d'une écriture médiocre (dialogues lourdement explicatifs, personnages sans épaisseur, punchlines sorties de mille autre films). Je pourrai débattre avec Borat8 pour lui attribuer la palme du pire Star Wars car au moins les Episodes I et II (loin d'être de bons films) avaient au moins quelque chose de légitime et d'aventureux. Leur faiblesses avaient un certain charme, alors que Rogue One est calibré pour plaire, pour minimiser les faux-pas, ce qui donne un résultat insipide, fade. Mais bon, le VIII sera bien, je suis confiant sur ce point.

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  5. Les épisodes II et surtout I sont pour moi de très mauvais films qui aujourd'hui sont des horreurs visuelles puantes. Tout pue le cgi, les cinématiques type jeu-vidéo et le fond vert à chaque plan. Il y a un fond potentiellement intéressant mais totalement noyé par de mauvais acteurs globalement, des surexplications pénibles voire incompréhensibles. Quant au pire du pire, n'oublions pas Holiday special et les téléfilms des ewoks car oui ces trois purges existent bel et bien et sont la preuve que George Lucas adorait déjà se faire du pognon avec son univers en laissant faire de la merde.; )

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