Critique : Virtual Revolution


Virtual Revolution, polar néo-noir où le virtuel transcende la nostalgie du réel, est l'exemple type d'un cinéma de genre prometteur qu'une majeure partie des financeurs fait mine d'ignorer. L'auteur/réalisateur Guy-Roger Duvert lutte et cherche alors à exploser les limites de son budget, tel un pied de nez, offrant une poignée de plans purement cinématographiques, tandis que les quelques scènes d'actions peu avares en idées (plan-séquence, découpage) se révèlent complètement déphasées. Mais c'est dans la retenue que le film trouve son énergie : conscient de la richesse de sa mythologie, Duvert laisse son contexte dans le panorama pour mieux nourrir l'enquête mise au premier plan, ses codes assumés, ses fantômes réprouvés, et ses sombres sacrifices... Virtual Revolution aurait mérité une petite demi-heure supplémentaire, pour donner de la texture à ses personnages, offrir quelques minutes de plus à des acteurs d'une belle sobriété. Mais il demeure un projet casse-gueule qui trouve petit à petit sa voie et, chose rare, impose efficacement sa réflexion sur l'implication dans l'art vidéoludique. 


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