Critique : Jack Reacher - Never Go Back


Christopher McQuarrie passe le relais à Edward Zwick, et la succession se fait malheureusement sentir : Jack Reacher Never Go Back baisse de deux vitesses et grille complètement le polar sec et tranchant qu'était le premier opus, laissant portes-ouvertes à une franchise plutôt sauce Jason Bourne. Il est très impressionnant de voir à quel point Zwick est déterminé à démystifier sa figure de proue autrefois impénétrable et bad-ass, aujourd'hui papa du dimanche et fuyard indolent. Dans la même veine, l'intrigue est d'une insipidité confondante, les dialogues à la limite de l'absurde, tandis que l'action peine à trouver son efficacité aux détours de quelques affreux zooms numériques et des chorégraphies mal mises en valeur... Histoire d'abrutir le spectateur qui aurait sûrement oublié la nature du personnage principal, celui-ci rappelle quinze fois au cours du film son statut d' "ex" major : là se résume cette suite qui ne veut pas revenir en arrière pour assumer sa nouvelle nature certes efficace mais tout à fait convenue.


Commentaires

  1. Efficace mais convenu, je confirme. On notera tout de même une certaine inclination du Major Tom a se choisir des partenaires féminines qui en ont dans le pantalon. Une forme assez originale de passage de relai en ce crépuscule de carrière annoncé.

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    1. C'est pas faux, après ça joue très grossièrement des clichés quand même, pas très subtil tout ça :p

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  2. Assez décevant. On passe du pulp au bourinage des familles, on peine parfois à trouver une scène notable. Tom Cruise fait le show, mais l'enquête est moins intéressante, plus banale. On passe un bon moment mais on ne se souviendra pas de cette séquelle.

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    1. Pas une scène mémorable, à ce jour j'en ai plus grand souvenir. J'aurais quand même passé un bon moment si l'ennui n'avait pas pointé le bout de son nez.

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