Critique : Deepwater Horizon


Transposant sur grand écran la terrible explosion de la plate-forme pétrolière éponyme en 2010, DEEPWATER HORIZON impose rien qu'à l'image un symbole fort, le sang de la terre qui se retourne en furie contre le capitalisme qui le déguste. Les protagonistes principaux sont aussi grignotés par ce même système, archétypes de héros ordinaires et américains pur-souche, caractérisés par de vieilles ficelles mais sauvés par de sobres et touchantes performances. Avant l'apocalypse, l'exposition prône le didactisme et rallonge les minutes, mais Peter Berg, Michael Bay déridé, parvient alors à traduire avec force le souffle de l'explosion et la pression des flammes, ceci à travers un sens du découpage nerveux et très efficace, si efficace que l'exercice se prête à d'autres moments complètement inutiles. Au-delà de l'impressionnant mais éphémère film catastrophe, DEEPWATER HORIZON se révèle surtout comme un duel en deux couches, celui des démons de la finance contre la classe ouvrière, rattrapé par celui contre Mère Nature.


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