Critique : X-Men Apocalypse


Suite à la réussite indiscutable de Days of Future Past, Bryan Singer remonte les manches et chevauche l'invincible, le plus grand nemesis de la mythologie : X-Men Apocalypse, spectacle d'une efficacité radicale, subit sans conteste le poids de cette ambition alors que le réalisateur tombe dans les pièges de la démesure. Aux antipodes des trois autres opus que celui-ci a réalisé, cet épisode climax frôle le blockbuster désincarné, en mode pilotage automatique dans tout le dernier acte, la narration se prenant les pieds dans des trous béants. L'antagoniste lui-même souffre de cette prise en main négligée : ce n'est pas tant son design - loin d'être si désastreux que le clament certains - que son traitement qui peine, la transparence de son plan démoniaque trahissant une menace finalement inconsistante... Mais passons cette déception mesurée, car X-Men Apocalypse est loin d'être une catastrophe. Explosant les ruines de l'Holocauste et griffant la médiocrité du Last Stand de Brett Ratner, Singer conserve sa poigne sur sa licence maîtresse qui délivre des symboles toujours aussi fort : la tolérance, phare des précédents films, se voit dorénavant chargé par la friabilité de la foi et une puissante ode à la famille. L'ambition du film se transmet aussi dans la mise en scène de Singer qui, à grand coup de décadrages et de courte focale, met en scène et découpe son film avec un plaisir communicatif. Ses failles sont incontestables, mais X-Men Apocalypse demeure un divertissement total et sincère.


Commentaires

  1. Je prévoit d'aller le voir lundi. Je verrais à ce moment là ce que donne cette apocalypse tant promise.

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    1. Tu viendras nous en dire des nouvelles ! ;)

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    2. Bon, et bien, c'est bien chiant comme spectacle. Pire que Civil War. Ça cause pendant des heures pour ne rien dire (le profil d'Apocalypse, fin comme du papier cigarette) et de la tragédie au limite du burlesque (l'assassinat accidentel de la femme et la fille de Magneto par une pauvre flèche en bois. Même au J.O. on ne voit pas ce genre d'exploit).

      "De toute façon, le trois est toujours mauvais" : tu l'as dit, bouffi !

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  2. Moins politique, plus spectaculaire, un film néanmoins très plaisant. Peut être trop de cgi parfois mais un bon nouvel opus. De plus ça joue plutôt bien même Oscar Isaac pourtant fort critiqué.

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    1. En effet, abusant un peu plus qu'à l'accoutumée des effets numériques, cet opus paraît un peu plus désincarné, et là où il est moins politique il est beaucoup plus personnel et intime. D'accord sur Oscar Isaac, même si on ne voit pas toute l'étendue de son talent sous le maquillage ^^

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    2. C'est selon moi ce qui pèche beaucoup. Mais en effet il joue un peu plus sur le côté intime avec des personnages qui meurent ou autres. Je suis aussi content de certaines tentatives narratives comme celle autour de Jean Grey ou Scott Summers ou encore une fois les excellentes scènes avec Quicksilver, faisant oublier le foutage de gueule Age of Ultron. Là le personnage a une vraie personnalité. C'est dommage pour Isaac après je n'ai jamais trouvé son maquillage dégueulasse et contrairement à beaucoup il ressemble à celui des comics. En plus la scène post-générique m'a bien excité pour Wolverine 3 et possiblement Deadpool 2. ;)

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    3. Je suis loin d'être un fin connaisseur de la mythologie des comics, donc cette scène post-générique m'a un peu laissé de marbre ^^

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    4. Si tu veux je peux t'en dire plus, surveille tes mp sur twitter. ;)

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    5. Ça marche, je vais surveiller ça ;)

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