Critique : The Good Dinosaur / Le Voyage d'Arlo


Après l'odyssée subjective pétillante d'Inside Out, Pixar nous gâte cette année avec The Good Dinosaur, qui a l'écrin d'un nouveau classique de l'animation. Partant d'un pitch de génie où les dinosaures auraient échappé à leur extinction, les studios en ressortent un récit initiatique classique et universel, à l'essence aussi limpide et pur que l'eau de roche : sauter sur la vague du trauma et vivre son aventure. L'amitié naissante entre un jeune dinosaure et un petit cro-mignon fourmille de transcendances en sous-texte : la tolérance, le pardon, l'indépendance, la famille, le deuil, jusqu'à un regard acerbe sur les dérives sectaires, vautours survolant de leur ombre les plus faibles. On aurait espéré en conséquence le travail musical des frères Danna plus mémorable, mais cet animé conserve une beauté plastique parfois saisissante, brillant de mille décors fabuleux. The Good Dinosaur caresse les codes Disney en toute humilité, petite pépite où le sommet des émotions sait se reposer non pas sur les dialogues mais sur un jeu de regards humides et un simple signe bouleversant.


Commentaires

  1. Les dinosaures ont la cote cette année, et apparemment, ce Voyage d'Arlo semble bien plus fréquentable que le parc jurassique génétiquement modifié par Colin Trevorrow.
    Sinon, j'ai posé mon oreille sur la bande originale, et en effet, bien que chatoyante, elle ne semble pas posséder le souffle animant les grands films Pixar.

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    1. Oui tout à fait, la musique n'est pas vraiment à la hauteur de la portée du film, même si elle est tout à fait agréable. Tu viendras me livrer ton retour sur le film en lui-même ;)

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    2. Elle va beaucoup chercher chez James Horner notamment Braveheart.

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    1. Ravi que ma chronique te donne envie ! Espérons que je ne te sur-vende pas non plus le film, pas mal de gens ont été déçus à ce que je vois :o

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  3. Comme Brave, Pixar s'inspire de films bien particuliers. Sauf que le traitement est bien meilleur. Ils ont été pioché dans le western (ah les cowboys! :D), The land before time et même Le roi lion et cela fonctionne car ce ne sont que des utilisations et pas du recopiage. Un cru fort émouvant et au combien magnifique, le niveau visuel de Pixar dégommant tous ses homologues faisant dans l'image de synthèse. Vivement le retour de P Sherman Wallaby Way Sydney!

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