Critique : Un Moment d'Égarement


Remake du film éponyme de Claude Berri sous la tutelle du fiston Thomas Langmann, Un Moment d'Égarement nous fait plonger sourire aux lèvres dans quelques interdits ensoleillés, une carte postale facétieuse de désirs prohibés. La première partie du film de Richet effraie d'abord avec ses clichés brûlants, ses jeunes protagonistes caricaturaux et ses tics formels très français. Mais plus le métrage avance, plus il révèle ses véritables cartes : loin d'être la comédie populaire d'été vendue, on se retrouve devant une véritable farce dramatique, de l'ivresse du premier amour à la contamination des non-dits, les multiples cocasseries de la situation nourrissant la grisante rage progressive de Vincent Cassel et François Cluzet en roue libre, vers l'amer constat d'un narcissisme intergénérationnel pardonné. Dommage que Richet ne fasse qu'effleurer le cœur de son sujet, laissant Un Moment d'Égarement dans le sillon du raisonnable, dramédie de mœurs certes déséquilibrée mais aussi fraîche que culottée.


Commentaires

  1. Remake pas plus mauvais ou plus réussit juste une comédie un poil plus marrante et un côté lolita plus appuyé... Sympa avec une morale finale un peu plus douteuse

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    1. Je ne sais pas si il y a vraiment une morale à la fin du film en fin de compte... Cluzet reste dos à Cassel, aucun contact ni pardon. En invitant sa fille, j'ai eu l'impression que le personnage de Cluzet laissait passer l'affaire par pur dégoût, ou plus par fatigue, plutôt qu'un quelconque élan de pardon douteux. Je crois que cette fin est plus cynique et amer qu'elle en a l'air. Après je m'égare peut-être ^^

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