Version Longue : The Wolfman




OUVERTURE
version intégrale
(+10sec)

L'ouverture du film, où le frère de Lawrence Talbot se fait attaquer par un loup-garou, se voit légèrement rallongée. Là où la scène se terminait sur le plan de la main de la bête en amorce dans la version cinéma, ici l'action continue : Ben Talbot, blessé et à bout de souffle, tombe sur les marches d'une crypte. Le loup-garou le rattrape et l'achève...

La cassure ultra-violente de la scène dans le montage original se voit réparée, le meurtre n'étant plus hors champ, mais il est toutefois dommage que l'on aperçoive aussi frontalement la bête, le mystère sur son apparence se voyant complétement éclipsé.





DE LONDRES À BLACKMOORE
scènes(s) inédite(s)
(+6mn40)

Tout le début du film change radicalement de la version cinéma. Dans le montage salles, Gwen, la femme de Ben, ne faisait qu'envoyer une lettre à Lawrence pour lui demander de venir à Blackmoore, le tout dans un montage ultra-bâclé nous montrant Lawrence en voyage en calèche... Dans cette Director's Cut, Gwen vient directement voir Lawrence à Londres, rendant la venue du personnage beaucoup plus développée et sensée.

Dans une première séquence inédite, juste après l'apparition du titre, Lawrence joue Hamlet dans un théâtre de Londres. Depuis un balcon, Gwen l'observe avec une paire de jumelles.



Une fois la représentation terminée, Gwen va à la rencontre de Lawrence dans les loges, où la fête explose. Elle lui annonce que son frère est porté disparu et lui demande s'il a de ses nouvelles. Lawrence demande si son père l'a envoyé - il semble déjà très froid envers son paternel - et exprime très franchement son mépris envers la damoiselle, disant que sa troupe part pour l'Amérique. Sur le départ, Gwen lui dit : "Ce doit être un luxe exquis que de batailler contre des démons imaginaire, Mr Talbot. Les miens, en revanche, sont tout à fait réels".




Le plan suivant nous montre Lawrence regardant Gwen partir par la fenêtre, l'hésitation à retourner à Blackmoore le rongeant littéralement à l'image.


S'ensuit une autre scène inédite où Lawrence prend le train pour sa ville natale. Il partage son wagon avec un vieil aristocrate, interprété par Max Von Sydow. Alors qu'il s'endort, l'acteur fait tomber une photo de sa défunte mère, que le vieil homme ramasse. Tout les deux entament une conversation sur leurs mères respectives. L'aristocrate tend alors sa canne en argent à Lawrence : "Il faut une bonne canne pour arpenter la lande, lui dit-il. Je me suis offert celle-ci dans le Gévaudan dans une autre vie". Il semble au courant de quelques rumeurs sur Blackmoore. Lawrence refuse le présent...

...Puis il se réveille de nouveau dans le wagon. Le vieil aristocrate a disparu, laissant près de l'acteur sa canne en argent. La photo de sa mère est restée par terre - aurais-t-il rêvé cette conversation ?... Assez mystérieuse, cette scène inédite insuffle avec efficacité une certain aura mystique autour de la canne et de la ville de Blackmoore.





Lawrence voyage alors en calèche vers le domaine de son père. La scène reprend plusieurs plans du montage de la version ciné... Puis l'acteur arrive au manoir.





LA TAVERNE DE BLACKMOORE
version intégrale
(+1mn05)

Peu de temps après, alors que Lawrence écoute dans la taverne de la ville un chasseur raconter son histoire de loup-garou... Le montage cinéma mettait fin à la scène juste après ce récit. Dans cette Director's Cut, la scène continue : un des aristocrates présents se moque de lui, tandis qu'un autre évoque alors les Talbot, qui selon lui fréquentaient trop les Gens du Voyage. Il traite la mère de Lawrence de "putain-en-chef du camp des Gitans"... Lawrence se lève de sa chaise et se dirige vers eux, commençant à rentrer dans leur jeu. Il finit par s'énerver pour de bon, jette un verre au visage d'un des aristocrates, mais se fait virer par le tavernier avant de pouvoir frapper l'un d'eux.







LE DÎNER
scène inédite
(+2mn)

S'ensuit une nouvelle scène inédite où Lawrence dîne avec son père John, parlant de l'arrivée du télégraphe dans leurs contrées... Ils sont vite rejoints par Gwen, et une certaine tension s'installe entre elle et John. Ce dernier évoque la mauvaise influence de la civilisation sur Lawrence, "Si on ignore sa nature profonde, ce n'est pas sans risque" dit-il - une réplique lourde de sens pour la suite des évènements. Gwen finit par partir brutalement, apparemment mal en point... Elle semble enfin subir la perte de son mari et craque,un sentiment presque absent dans la version cinéma.







PÈRE & FILS
version intégrale
(+30sec)

La scène suivante, où Lawrence et John discutent dans le salon, commence ici plus tôt dans l'action : alors que Lawrence sirote un whisky sur le canapé, son père commence par lui dire qu'il ne comprend rien à son métier - se faire passer pour quelqu'un d'autre - mais qu'il aimerait bien voir une de ses pièces, affirmant que sa mère aurait été contente de lui. Lawrence lui demande alors pourquoi elle s'est suicidée : "Elle se battait pour vivre, comme nous tous, lui répond John. Elle a perdu"... Reprend alors le montage salles.





LAWRENCE & GWEN
version alternative

Juste après, alors que Lawrence demande à Gwen de discuter devant sa chambre... Le dialogue est assez différent dans ce nouveau montage. Alors qu'il s'agit ici de leur premier face à face dans la version cinéma, ici la nature de la conversation change de toute évidence. Lawrence commence par s'excuser de son attitude lors du dîner. 

Après que Lawrence ai remis à Gwen les affaires de Ben, le montage salles enchaînait sur une conversation à propos de la relation de Ben avec les Gitans. Ces mots sont ici absents, Gwen ne faisant que remercier Lawrence d'être venu avant de le laisser dans le couloir... La séquence est donc drastiquement raccourcie pour éviter les redites avec les ajouts précédents, et aussi étouffer la romance naissante pas très utile dans la version cinéma.




LAWRENCE DANS LA BRUME
version intégrale
(+50sec)

Après l'attaque du loup-garou dans le camp des Gitans, la scène où Lawrence pourchasse la bête dans la brume se voit garnie de quelques images supplémentaires, gagnant en suspens et en tension grâce à des plans plus longs et des jeux d'ombres plus suggestifs.





GWEN AU CHEVET DE LAWRENCE
version intégrale
(+1mn)

La scène où Gwen est au chevet de Lawrence blessé se voit rallongée... Gwen lui fait ici la lecture un peu plus longtemps. Elle se lève, remonte les couvertures de Lawrence et lui caresse le visage. Elle finit par sortir de la pièce et croise John qui lui jette un regard noir. Elle lui demande s'il veut quelque chose, mais il ne lui répond pas, continuant à mâcher sans vergogne sa pomme. Ambiance.





LAWRENCE & ABERLINE
version intégrale
(+30sec)

Un peu plus tard, la conversation entre Lawrence et l'agent de Scotland Yard est légèrement rallongée : au début de la scène, Aberline ajoute qu'il doute que le meurtrier soit une bête, malgré les convictions de Lawrence. "Toutes les victimes sont mortes avant de témoigner, dit-il, et les Roumains n'ont que diables et démons à la bouche".




"CET ENDROIT EST MAUDIT"
scène inédite
(+50sec)

Un peu plus tard dans le film, juste avant que Lawrence ne suive son père dans la crypte le soir de pleine lune... Une courte scène inédite nous montre Lawrence s'armer d'un fusil de chasse. Son père le rejoint et lui annonce que Gwen est partie de Blckmoore. Son fils lui répond qu'il le sait, car c'est lui qui le lui a demandé. "Cet endroit est maudit, dit Lawrence, et tu le sais".





LA CRYPTE
version intégrale
(+1mn)

Juste après, un ajout nous montre Lawrence découvrir par la fenêtre son père se diriger vers la crypte, et se décide à la suivre - ce que semble vouloir John de toute évidence. En parallèle, nous voyons le serviteur de John préparer de quoi se défendre pour la nuit...



Lorsque Lawrence entre dans la crypte, les plans où il se rapproche de la tombe de sa mère durent nettement plus longtemps. Lorsqu'il se dirige vers la porte, il se fait surprendre par une violente brise de vent : une sorte d'avertissement...





LE PIÈGE
version intégrale
(+20sec)

Un peu plus tard, la scène où les villageois tentent de piéger Lawrence transformé en loup-garou se voit rallongée... Nous avons quelques images supplémentaires des chasseurs paniquant alors que l'un d'eux est tombé dans le piège.


Un autre ajout nous montre le chasseur piégé sous terre, regardant autour de lui jusqu'à ce que le monstre lui saute dessus. Et lorsque le loup-garou lui enfonce le bras dans le ventre, le plan dure plus longtemps, la victime crachant du sang.



Lorsque le vieux McQueen - celui qui racontait l'histoire dans la taverne - se fait attaquer, il ne perdait que son bras dans la version cinéma. Ici, la scène continue : le chasseur tente de fuir, la créature se dirige vers lui pour l'achever. Les autres chasseurs tirent alors sur McQueen pour lui éviter de terribles souffrances.





ENTRE QUATRE MURS
version intégrale
(+15sec)

Plus tard dans le film, la scène où John vient rendre visite à Lawrence dans sa cellule est légèrement rallongée... Révélant avoir assommé son serviteur, John ajoute qu'il faisait des combats sur les ports de San Francisco il y a très longtemps, et que ça lui rappelait le bon vieux temps.




"LAWRENCE TALBOT TOUJOURS INTROUVABLE !"
scène inédite
(+40sec)

Alors que Lawrence s'est enfui de l'asile... Une courte scène inédite nous montre Lawrence marcher dans la rue, élégamment habillé, un grand chapeau dissimulant son visage. Un jeune vendeur de journaux crie la une "Lawrence Talbot toujours introuvable !". Une femme regarde alors Lawrence d'un œil méfiant : le fugitif s'approche d'elle pour l'effrayer, puis rejoint le jeune annonceur et lui paye l'intégralité de ses journaux. La vieille dame effrayée jette un dernier coup d'œil à Lawrence qui s'éloigne.






LAWRENCE CHASSE SON PÈRE
version intégrale
(+30sec)

Plus tard dans le film, alors que Lawrence cherche son père dans le manoir... Dans la version cinéma, ce sont les notes de piano de son père qui le fait descendre au rez-de-chaussée. Ici, ce sont les aboiements du chien qui attirent son attention. Lawrence descend alors lui ouvrir la porte. Ce n'est que là que les notes de piano se font entendre... Le plan suivant où Lawrence se dirige vers le salon dure alors plus longtemps.







The Wolfman est un film à découvrir absolument dans sa version Director's Cut. C'est en voyant ce nouveau montage que l'on s'aperçoit du charcutage intégral pour la sortie en salles, essentiellement concernant toute la première partie où les producteurs souhaitaient que la transformation du loup-garou apparaisse le plus tôt possible. Rentrant moins vite dans le lard, ce nouveau montage rend bien plus fluide et crédible l'exposition des personnages, qui se révèlent beaucoup plus empathiques. Le personnage de Lawrence est plus fouillé, plus charismatique, acteur souhaitant oublier dans sa profession ses racines profondes, sa difficulté d'affronter la mort de sa mère se montrant plus palpable ; le personnage de Gwen semble plus torturé par le deuil de son mari ; et le personnage du père par l'excellent Anthony Hopkins, qui à travers quelques ajouts décalés voire drôles devient un peu plus ambigu... Le Director's Cut de The Wolfman fait des miracles dans la première moitié du film, faisant fonctionner beaucoup mieux la suite un peu plus timide en suppléments. 



Commentaires

  1. Une version longue bien plus complète et changeant même de manière salvatrice le rythme du film. Par contre je ne comprends pas du tout pourquoi Joe Johnston a dénigré cette version par la suite alors qu'il en vantait à sa sortie les louanges à Mad Movies.

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    1. Nous sommes d'accord ! Je ne savais même pas qu'il dénigrait aussi violemment ce nouveau montage, mais je pense qu'il est avec le recul vraiment aigri de cette expérience chaotique chez Universal.

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