Critique : I, Frankenstein


Abomination hybride s'aventurant tête baissée dans les confins du nanar, I Frankenstein commet l'erreur fatale de se prendre trop au sérieux. Multipliant les influences et le mélange des mythes dans une infâme concoction testostéronée, le film de Beattie roule dans un rythme effréné sur un scénario à l'indigence radicale, sans idées ni transcendances, la destruction massive du récit de Shelley imposant les ruines instables d'un récit abscons où les rares enjeux dégoulinants relèvent de l'éternel quête de la conscience et de l'âme sœur. Aaron Eckhart reste de marbre, grognant et secouant les bras, tandis que Bill Nighy cabotine mollement, têtes d'affiches d'un casting qui questionne continuellement sa présence face-caméra. La consternation domine d'autant plus que quelques ambitions se laissent deviner, spectres d'un divertissement un tant soit peu coupable. Enterrant un titan de la littérature dans un melting pot mort-vivant, la tentative d'épique comme ultime coup de pelle, I Frankenstein est un navet de luxe sans conséquences, auquel un minimum de dérision aurait donné des ailes salvatrices.


Commentaires

  1. Déjà rien qu'à la bande-annonce ou au maquillage de la créature (il ne suffit pas de tracer des cicatrices pour être une créature, même De Niro y ressemblait déjà plus!) sentaient le paté... Pas osé voir ça mais à ce que je vois c'est bien ce que je pensais: pas bon. :)

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    1. Aucun soucis, te dispenser n'est qu'un moindre mal ;)

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