Critique : Furious 7 / Fast & Furious 7


Nouveau venu dans la licence, James Wan pousse l'adage 'plus c'est con plus c'est bon' en mode turbo et livre avec Furious 7 le plaisir coupable ultime. Dès la scène d'ouverture où il érige Jason Statham en mythe dans un plan-séquence aussi apocalyptique que dérisoire, on comprend que le réalisateur touche-à-tout va mettre sur un plateau d'argent le terme 'bad-ass'. Là où le scénario ose tout, du fight le plus attendu placé dès le premier quart d'heure jusqu'à la fusion des genres en passant par une salve généreuse de punch-lines ("Je vais péter ton doigt en six et te le carrer dans un trou qui ne voit jamais la lumière du jour"... tout est dit), Wan parvient à s'en servir de tremplin pour une débauche composite et décérébrée d'action, fureur septuplée aussi absurde que revigorante. Il ne se débarrasse certes pas des tics formels de la saga - popotins, sur-accélérations, mélopées électroniques - mais sa générosité est telle que l'on passe outre ces spectres pop. La gratuité de la flasque intrigue d'espionnage et le manque finalement évident de réelle subversion se font sentir, mais l'enthousiasme général de Furious 7 prend littéralement aux tripes, le bel hommage final rendu à Paul Walker amenant alors contre toute attente une naïve adrénaline d'émotion et de sincérité.


Commentaires

  1. Ils n'en ont plus rien à foutre! Fuck the logic! Fuck the subtil! Fuck yeah! Et c'est fun! :D N'oublions pas non plus "Je suis Hyper Alpha moi!" Par contre ça pédale un peu trop sur Paul Walker et pas forcément de façon subtil.

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    1. C'est pas tant le film lui-même que pas mal de spectateurs qui pédalent un peu trop sur Walker et surévaluent un peu trop le film... Mais bon ses incrustations numériques, mêmes visibles, sont vachement bien faites. Puis nous sommes d'accord, quel 'what the fuck' général, dès la première scène on sait qu'on va s'amuser ^^

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    2. Sur la fin on peut voir que ce n'est pas lui mais à la différence de Brandon Lee, Paul Walker n'avait pas de maquillage sur le visage rendant la phase plus difficile. Ah ben la première scène c'est le festival! Ils n'en ont plus rien à foutre! :)

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    3. Dans tout le film un peu partout il est remplacé numériquement, ça se voit mais c'est vraiment bien fait, on peut totalement passer à côté. Par contre son absence pèse notamment sur le dernier acte, ej trouve, toute sa scène où il doit monter atteindre la tour radio, toute sa scène d'action c'est son frère filmé constamment en plan large ou dans l'ombre, ça fait bizarre.

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    4. ça sent clairement le script réécrit pour le coup. J'y reviendrais demain dans ma critique.

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