Critique : The Drop / Quand Vient la Nuit


Atterrissage gagnant sur les contrées américaines pour le réalisateur belge Michaël R. Roskam qui, accompagné du ténébreux Denis Lehanne, livre avec The Drop un polar sobre, mélancolique, presque crépusculaire. Porté par un Tom Hardy impérial, gamin animal aussi attachant qu'inquiétant, le film absorbe les banalités du genre pour mieux divulguer ses arcanes, contaminé par les apparences, les non-dits et les damnations imparables. Quelque chose hante le métrage, une rage enfermée et hostile, dans son climat imprévisible comme le contraste ambre-azuré de sa photographie, quitte à finalement ne jamais atteindre les fulgurances attendues. Concluant avec maladresse son défraiement, The Drop demeure propre et sec, sourd conflit des âges qui ne peut guérir la nature inhérente et contradictoire de l'Homme, exhumant sa bestialité quand vient la nuit.


Commentaires

  1. J'ai trouvé aussi que c'était un beau petit film, bien emmené avec d'excellents acteurs et des dialogues aux petits oignons.

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  2. Pas été aussi emporté que ça par le sens du dialogue, mais oui pour sûr un bon ptit polar, et quels acteurs ! Gandolfini part avec une révérence impeccable.

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