Critique : Transformers - Age of Extinction


Fruit des contradictions de son réalisateur, Transformers : Age of Extinction remet les compteurs à zéro et tente d'insuffler dans une tempête mécanique les bases d'un nouveau cycle. La force de ce nouvel opus est d'amorcer un certain souffle SF entre le macro et le micro, l'intrigue matricielle de ces messies robotiques enfin révélée, et mise en contraste avec une famille en danger victime de la crise économique américaine. Optimus Prime face à la colère de ses créateurs, le patriarche Wahlberg faisant de l'ombre à la vie de sa fille, les sans-le-sous dévorés par leur propre pays : pompeux et remué à l'infini le long du récit, cette superposition finit par faire mouche au milieu des explosions et placements de produits, et amène cette nouvelle histoire au-dessus du cycle Witwicky. Prônant l'overdose enragée de destructions massives couplée à des émotions guimauves, Michael Bay persévère malgré tout à prouver qu'il demeure un technicien de la transcendance, conservant une incommensurable ingéniosité du cadre et des chorégraphies dans les multiples situations étirées à l'extrême. Éreintant mais un peu plus humain, fragile et incisif, Age of Extinction, au demeurant blockbuster poussif et dégoulinant, finit par retrouver le capital sympathie du premier opus.


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