Critique : Le Dernier Combat


C'est dans l'absence totale de mots et la destruction humaine monochrome que Luc Besson fait ses premiers pas avec Le Dernier Combat. Son parti-pris radical tend à s'essouffler lorsque l'atypique musique d'Eric Serra envahit outrancièrement l'ambiance, tout comme le récit se voyant emprunter des sentiers sinueux voire triviaux - bien que propres aux enjeux de ce monde virilisé. Mais cette naïveté qui exhale de ce pessimisme persistant se révèle presque poétique, à l'image du personnage touchant du médecin (fantastique Jean Bouise), vecteur des espoirs et en lutte perpétuelle contre l'ombre massive de Jean Reno. Funèbre et fredonnant, Le Dernier Combat est une tentative de cinéma audacieuse à trois francs six sous, coup d'essai réussi d'un jeune cinéaste bourré d'idées.


Commentaires

  1. Le seul Besson que je n'ai pas vu. Je le regrette d'autant plus en lisant ton billet. Bon, ben, y a plus qu'à...

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    1. Un très bon Besson, à son meilleur pour certains qui voient en lui le pire dialoguiste du cinéma. Tu viendras m'en dire des nouvelles ;)

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