Version Longue : The Hobbit - The Desolation of Smaug / La Désolation de Smaug




GANDALF & THORIN AU PONEY FRINGANT
version intégrale
(+2mn)

Le premier supplément de cette version longue apparaît dans la séquence d'introduction du film, lorsque Gandalf rejoint la table de Thorin au sein du Poney Fringant, première étape nous menant vers l'un des gros ajouts de ce nouveau montage : le personnage de Thrain, le père de Thorin.

Lorsque Thorin parle de sa recherche de son père disparu, Gandalf évoque dans un premier ajout la guerre de la Moria, déclenchant un flash-back - nous revoyons des images de la bataille issues du premier film : lorsque Azog décapite Thror, nous voyons alors Thrain empêcher Thorin de combattre l'orc blanc. "Il a promis de détruire la lignée des Durin, dit-il à son fils, mais sur ma vie il ne prendra pas mon fils !". Puis il part vers Azog pour le combattre... Thorin dit alors qu'il n'a pas retrouvé son corps sur le champ de bataille.




Par la suite, Gandalf évoque dans un autre ajout l'Anneau que portait Thror - l'un de ceux donnés aux sept seigneurs Nains par Sauron. Thorin lui répond que son grand-père l'avait donné à son père juste avant la bataille : Thrain portait donc l'Anneau pendant le combat, et a disparu avec... Gandalf semble alors inquiet.




À LA RENCONTRE DE BEORN
scène inédite
(+4mn35)

Voilà le premier gros morceau inédit de cette version : l'introduction de la troupe à Beorn après qu'elle se soit réfugiée chez lui.

Deux éléments à noter avant cette longue scène inédite : le passage où Bilbon se réveille en pleine nuit, apercevant Beorn entrer dans la grange, a été supprimé ; et alors que Bilbon est réveillé par deux grosses abeilles puis se lève, le plan a été numériquement modifié : dans la version cinéma, nous avions en arrière-plan les Nains attablés auprès de Beorn ; ici, nous voyons désormais les Nains faisant la queue et discutant, tandis que des bruits de coups de hache ont été rajoutés en fond sonore.


Gandalf est donc en train de discuter à l'entrée de la grange avec les Nains, nerveux : il tente de leur faire comprendre que l'aide de Beorn est indispensable pour traverser les Terres Sauvages, malgré sa dangerosité. Il demande à Bilbon de l'accompagner pour aller voir Beorn. Avant de sortir, le magicien ordonne aux Nains de sortir deux par deux lorsqu'il donnera son signal. Il ajoute à Bombur : "Vous comptez pour deux, sortez seul". La Nain acquiesce nonchalamment... Mais lorsqu'ils sortent, les Nains ne semblent pas avoir compris quel était le fameux "signal".




Gandalf et Bilbon partent à la rencontre de Beorn, en train de découper du bois avec une énorme hache. Très tendu, Gandalf se présente poliment : Beorn dit n'avoir jamais entendu parler de lui. Ce dernier aperçoit alors Bilbon, qu'il prend pour un Nain. Il brandit sa hache et fait comprendre qu'il les déteste.

La conversation avançant, Gandalf lève naturellement ses mains en discutant : Bofur prend ce geste pour le "signal", et fait sortir Dwalin et Balin. Beorn devient plus nerveux en les apercevant. Gandalf tente très maladroitement de rattraper cet indicent, jouant encore des mains : Bofur continue alors à faire sortir les Nains deux par deux... Thorin apparaît en dernier, et le regard de Beorn semble s'adoucir.

S'ensuit la séquence du petit-déjeuner à la table de Beorn, aperçu dans la version cinéma... Très adroit et drôle s'il en est, ce long supplément est surtout l'occasion d'épaissir la figure menaçante de Beorn (capable même de déstabiliser le magicien gris) et sa relation avec les Nains ; et il réconciliera certains fans en s'accaparant l'un des moments forts de l'œuvre de Tolkien.









"CEUX QUI VOUS TRAQUENT NE SONT PAS LOIN"
version intégrale
(+2mn25)

Après la séquence du petit-déjeuner, le départ de la troupe du domaine de Beorn est ici nettement rallongé, développant les sens aiguisés de l'homme-bête et du Mal qui commence à ressurgir...

Tandis que les Nains et Bilbon montent les chevaux de leur hôte, ce dernier discute à l'écart avec Gandalf... Beorn lui révèle que les orcs de la Moria ont fait un pacte avec le sorcier de Dol Guldur, et qu'une armée s'y rassemble. À propos du Nécromancien, il dit "qu'il n'est pas ce qu'il a l'air d'être (...) tout ce qui est faible est attiré par son pouvoir".



Beorn évoque ensuite l'apparition de morts-vivants près des Monts du Rhudaur, et demande à Gandalf si des tombes s'y cachent vraiment. Un flash-back se lance : dans les tombes des Monts, des hommes placent dans un caveau un corps embaumé - sans doute celui du Roi Sorcier, l'un des neufs Nazgûls... Gandalf confirme. Beorn parle alors d'un grand Mal qui régnait sur ces terres, "un Mal assez puissant pour réveiller les morts". Le magicien gris lui répond que Saroumane affirme que l'Ennemi a été détruit. "Mais que dit Gandalf le Gris ?" rétorque Beorn...

S'ensuit alors le départ de la troupe comme aperçu dans le montage original.






VOYAGE DANS LA FORÊT NOIRE
version intégrale
(+5mn50)

Ce second gros morceau de la version longue est amené par un premier ajout aux abords de la forêt, lorsque Gandalf est sur le point de partir : le magicien rajoute à la troupe qu'un cours d'eau traverse la Forêt Noire, transportant un ténébreux enchantement. Il leur ordonne de ne pas toucher l'eau.


Un peu plus tard, un long morceau inédit montre la troupe atteindre un pont brisé au milieu de la forêt. Bilbon semble être hypnotisé par l'eau de la rivière... Ils tombent sur un amas de lianes, semblant assez solides pour traverser. Les Nains envoient le Hobbit, "le plus léger en premier". Bilbon peine, encore fasciné par l'eau sombre, mais finit par atteindre l'autre côté de la rivière. À peine se retourne-t-il que les Nains l'imitent tous ensemble, dans un vrai ballet chaotique. Bombur, enivré par les charmes noirs de la forêt, s'endort.





Alors que Thorin est le premier à rejoindre Bilbon de l'autre côté, un magnifique cerf blanc apparaît devant eux. Thorin sort son arc, tire une flèche sur la bête mais rate son coup, et le cerf part. "Vous n'auriez pas dû faire ça, dit Bilbon, ça porte malheur". "Nous faisons notre propre chance" lui répond le Nain.



Bombur tombe dans la rivière, endormi... Les Nains portent alors leur compagnon sur un brancard improvisé et continuent leur chemin. Ils s'arrêtent près d'un amas de champignons, tous enivrés dans une utilisation vertigineuse de fondus images. Entendant des voix, Thorin part au loin et demande aux autres de le suivre, les faisant ainsi quitter le chemin pavé.

À noter que l'image de Bilbon jouant avec la toile d'araignée a été déplacée dans cette séquence... Se retournant après cela, Bilbon réalise que les Nains ne sont plus avec lui. Il leur crie qu'ils doivent rester sur le chemin pavé, puis finit par les rejoindre.







"QUI OSERAIT QUESTIONNER MON AUTORITÉ ?!"
version intégrale
(+1mn20)

Plus loin dans le film, alors que Bard arrive à Lacville en compagnie des Nains et de Bilbon... La discussion entre le maire de la ville et son serviteur Alfrid est rallongée, la séquence continuant après que le maire dit se méfier de Bard.

"C'est lui qui est derrière tout ça, rajoute le maire, lui a seul a les..." - "...roubignolles !" coupe Alfrid. Son maître se retourne vers lui, étonné : Alfrid lui présente en fait une assiette de testicules de bélier à la sauce aux champignons. Un petit gag tout en élégance.


Alors que le maire mange goulument son plat de testicules, Alfrid continue sur Bard : "Il a le soutien du peuple. Il est modeste, intelligent, séduisant, athlétique"... "Il prend clairement modèle sur moi !" lui répond le maire. Les deux personnages complotent alors pour écrire une nouvelle loi qui empêcherait les bateliers tel Bard de poser des questions...




LE PORT DE LACVILLE
version intégrale
(+1mn55)

Tout de suite après, alors que la troupe et Bard débarquent sur le port de Lacville, la version cinéma montrait une marchande voir passer au loin les Nains, avant que Bard ne tombe sur son fils... Dans cette version longue, un supplément montre cette arrivée sous un autre jour.

Bilbon demande d'abord où ils sont. Thorin lui répond "Ça, c'est le monde des Hommes". Bard et la troupe sont alors vite rattrapés par des gardes - certainement suite aux magouilles aperçues dans le précédent ajout. Devant les yeux ébahis des habitants, les Nains règlent vite le compte aux hommes du maire, les assommant à tour de bras.




Braga, leur chef, arrive alors. Les habitants aident les Nains à dissimuler habilement les gardes assommés - la marchande achevant discrètement l'un d'eux. Pour détourner l'attention de Braga, Bard lui montre un dessous féminin, lui disant que cela irait bien à sa femme. "Tu connais ma femme ?" lui demande Braga. "Comme tous les hommes de cette ville !" rétorque Bard. Le garde s'en va, vexé.

S'ensuit alors la rencontre de Bard avec son fils... Voilà donc un petit supplément montrant un peu mieux le respect et la fidélité des habitants de Lacville envers Bard, en parallèle aux manipulations qui le menacent.






LA PROPHÉTIE
version intégrale
(+5sec)

Alors que Bard cherche la tapisserie de la lignée de Durin, et que les habitants de Lacville murmurent entre eux sur la prophétie, un court plan supplémentaire montre Alfrid, encapuchonné, écouter discrètement les villageois discuter.




"LES VIEILLES HISTOIRES DONNENT DE L'ESPOIR"
scène inédite
(+30sec)

Alors que Bilbon et les Nains tentent de voler le stock d'armes, une courte scène inédite montre Alfrid informer le maire que des ragots sur une prophétie circulent en ville, parlant du retour d'un roi sous la Montagne et de rivières d'or. Le maire n'y croit pas, manipulant une pile d'argent. "Le peuple croit ce qu'il veut croire, lui répond son servant, les vieilles histoires donnent de l'espoir"...

De quoi éclaircir un peu plus "pourquoi" le maire acceptera la proposition de Thorin : donner de l'espoir aux habitants pour son propre profit. 




UNE PROMESSE DE RICHESSE
version intégrale
(+40sec)

Le discours de Thorin à Lacville se voit rallongé... Des images supplémentaires montrent d'abord les villageois répondre beaucoup plus positivement à la promesse de richesse du Nain. Alfrid lui demande "Comment vous faire confiance ? Qui répond de vous ?". Bilbon s'impose alors, affirmant qu'il a fait un long et périlleux voyage aux côtés de Thorin et que celui-ci sait tenir sa parole. Le leader Nain semble fier du soutien du Hobbit.






"UNE BONNE PURGE"
scène inédite
(+1mn)

Après le départ des Nains pour le Montagne Solitaire, une petite scène supplémentaire montre le maire et Alfrid traverser la ville, entourés de leur garde et de Braga qui piétinent les passants alentours. Alfrid affirme à son maître que sa popularité a augmenté grâce aux Nains. "L'important c'est d'en finir avec eux" lui répond le maire.

Ils sont alors rejoints par Bofur, Fili et Oin qui soutiennent Kili, mourant. Ils leur demandent de les aider, et de leur fournir quelconque médicament. Le maire recule nerveusement, peur d'être contaminé par quelque chose. "On ne vous a pas assez aidé ?" leur dit Alfrid, avant de leur demander de décamper. "Cette ville a besoin d'une bonne purge" conclut le maire avant de rentrer dans son domaine.

Un supplément qui montre encore un peu plus le profit méprisant et purement politique du maire de Lacville vis-à-vis du désir de conquête des Nains.






FACE À DALE
version intégrale
(+35sec)

Alors que la troupe est sur le point d'arriver devant Dale, un ajout nous montre Bilbon étonné par le silence des lieux. Balin lui raconte qu'il y avait autrefois des forêts ici, et des chants d'oiseaux. Le petit merle de la Montagne Solitaire se pose alors près d'eux, devant le regard curieux du Hobbit.

Thorin passe devant Bilbon, lui demandant de rester calme, avant nous retrouvions le plan de la version cinéma où le groupe avance vers Dale.





GANDALF À DOL GULDUR
version intégrale
(+5mn30)

Dernière séquence rallongée par d'ultimes ajouts de taille - les aventures de Gandalf à Dol Guldur, qui change considérablement dans cette version longue, car introduisant concrètement un atout massif à l'intrigue : Thrain, le père de Thorin.

Alors qu'il entre dans Dol Guldur, un premier supplément montre Gandalf pénétrer un couloir sombre, méfiant. Derrière lui, une figure apparaît, une dague en os à la main.


Après la découverte des escaliers de la Montagne Solitaire par Bilbon, nous retournons vers Gandalf... Alors que dans la version cinéma, le magicien lançait une deuxième onde magique et se voyait directement attaqué par Azog, les choses sont différentes ici : au lieu de jeter son sort, Gandalf est attaqué par un Nain en bien mauvais état. Le magicien accourt dans un labyrinthe de couloirs, faits de ronces et d'ossements. Le Nain apparaît ci et là, le souffle rauque, transformant la poursuite en véritable scène horrifique. Gandalf finit par maîtriser la créature et lui murmure des incantations pour le calmer : le magicien réalise alors avec émotion que le Nain n'est autre que Thrain.

Le vieux Nain est désorienté, disant qu'il est ici depuis une éternité. Il se souvient qu'il avait un fils. Il revient alors sur la guerre de la Moria : un flash-back se déclenche, nous montrant Thrain combattre Azog. L'orc blanc lui coupe le doigt où il portait son Anneau... "Le dernier des Sept" murmure Gandalf, tourmenté.

Thrain panique, criant qu'il ne peuvent partir de la forteresse. Il voit des ronces menaçantes bouger à côté de Gandalf. Ce dernier lui révèle que ce n'est qu'une illusion... Le Nain dit alors au magicien que les orcs l'ont torturé, qu'il n'a rien dit, et lui demande s'il a mis la clef et la carte en sécurité. Mais quand Gandalf l'informe que son fils est reparti à la conquête d'Erebor, Thrain crie : "Non !!! Nul ne doit entrer dans la Montagne !"

Son avertissement fait alors directement raccord sur la troupe montant les escaliers de la Montagne Solitaire, rendant l'entrée dans Erebor un peu plus menaçante.







Un peu plus tard, alors que Bilbon est sur le point d'entrer dans la salle aux trésors d'Erebor... Gandalf et Thrain tentent de fuir Dol Guldur, le Nain affirmant qu'il y a une alliance entre le dragon et l'Unique. Ils sont alors attaqués par Azog.

Cette scène est nettement modifiée par rapport à la version cinéma : l'onde magique est donc supprimée de l'image lorsque Azog saute sur Gandalf ; Thrain est numériquement ajouté sur certains plans ; et quelques inserts sur ce dernier, paniqué par l'attaque, sont ajoutés...

De même lorsque Gandalf fuit les orcs d'Azog, Thrain est ajouté numériquement aux plans de la version cinéma, tandis qu'un plan inédit montrent le magicien et le Nain courir dans un couloir.

Les deux personnages arrivent alors face au Nécromancien. Avant que commence le duel vu dans le montage original, Thrain se tourne vers Gandalf et lui demande de dire à son fils Thorin qu'il l'aimait. Le Nécromancien aspire alors Thrain dans ses ténèbres, et le combat commence...








Oubliez la sympathique politesse des ajouts d'Un Voyage Inattendu, la version longue de La Désolation de Smaug est un nouveau montage bien plus pertinent que celle de l'opus précédent. Délivrant deux nouveaux moments de bravoure grisants - la traversée de la rivière dans la Forêt Noire & le combat entre Gandalf et Thrain - il s'agit surtout d'une nette glorification de la galerie des personnages et des intrigues. Beorn est beaucoup plus présent et concret dans le premier acte, pour le plus grand plaisir des fans dans une nouvelle scène jouissive ; le maire de Lacville et son serviteur Alfrid échangent beaucoup plus sur leur politique véreuse et profiteuse, faisant planer une ombre un peu plus épaisse sur Bard et les habitants ; ou encore l'ajout horrifique et émotionnel du personnage de Thrain, père de Thorin, qui clarifie enfin la question de la carte et la clef d'Erebor tout en installant la menace imminente de Sauron. On regrettera seulement l'absence de scènes supplémentaires concernant le grand Smaug ou encore le Nécromancien... Au demeurant moins généreuse que les versions longues du Seigneur des Anneaux, ce nouveau montage reste tout de même avec certitude une version indispensable, garni d'ajouts utiles et de nouvelles images superbes (le cerf blanc dans la Forêt Noire), histoire d'assimiler encore un peu mieux les intrigues et dangers avant l'ultime affrontement dans La Bataille des Cinq Armées.



Commentaires

  1. Vivement le 15 novembre que je me goinfre de tous ces beaux rajouts gourmands !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Indispensable si tu as apprécié cette suite ! ;)

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés