Critique : Gimme Shelter


Dans son écrin de drame indépendant invoquant le pathos et le misérabilisme, GIMME SHELTER s'avère être une petite bouffée d'air pleine d'espoir. Devant le poids des métamorphoses engagées, tant dans le physique des personnages que les choix formels, la grâce des émotions tend à se faner, bien que les sentiments émergent efficacement lorsque le thème de la parentalité explose dans quelques séquences. Neutre et filmant sans réelle virtuosité, orienté dans un processus presque documentaire, Ron Krauss finit par nous toucher par sa sincérité, son envie simple et universelle de raconter une histoire vraie, laissant le spectateur réfléchir à la croisée des chemins moraux. Porté par des acteurs à la hauteur de leur transformation, GIMME SHELTER demeure dans son aspect quelque peu caricatural et sirupeux un drame valeureux et engagé, un cri d'aide caché derrière un sourire humide.


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