Critique : Garde à Vue


Le défunt Claude Miller nous livre avec GARDE À VUE  un magnifique huis-clos, qui n'a rien à envier au grand cinéma de Lumet avec l'interprétation sans failles de ses acteurs et le sens ciselé des dialogues d'Audiard. Même s'il perd son souffle lors de certains passages, quand l'ambiance sobre impose quelques soucis musicaux, le film demeure une expérience pesante et prenante. Malaise et doute nous empoisonnent lorsque Miller soumet avec brio des jeux d'inserts quasi-subliminaux, pour mieux remuer ses plaies ouvertes sur la nature humaine et les méthodes policières dans un tout étouffant et fébrile. La dernière séquence nous happe alors, avec un cri viscéral qui se faisait attendre depuis 90 minutes. GARDE À VUE  est une joute verbale fascinante, et un duel psychologique intense.


Commentaires

  1. Du très grand cinéma français que j'avais eu l'opportunité de voir en cours de philo. Tout est fait pour que l'on croit que Michel Serrault soit un salaud mais le plus banal des événements est souvent déterminant. Guy Marchand se retrouve également dans un rôle assez inattendu de flic bourrin. Une énième preuve que le cinéma français peut pleurer Claude Miller.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel beau cinéma français, pour sûr. Et lointain. À la fois étrange et cohérent de le découvrir en cours de philo ^^

      Supprimer
  2. Un chef d'oeuvre, tout simplement. Ce cinéma français me manque.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés