Critique : Dawn of the Planet of the Apes / La Planète des Singes - L'Affrontement


Là où Rise était une réussite surprise, DAWN OF THE PLANET OF THE APES est un véritable uppercut, dans la transcendance du blockbuster comme dans le prisme de nos simples émotions humaines. Le classicisme du scénario, au demeurant efficace, invoque surtout la pertinence radicale de ses multiples propos, de l'échec de l'acceptation des différences jusqu'aux racines insidieuses de la guerre, fond cristallin et riche qui nourrit la toile des personnages piégés dans ce qui ressemble fortement à un réveil des origines terrifiantes de l'Amérique. Les effets spéciaux passent quant à eux un cap, saisissants et pure source de vie, un simple regard digital appelant nos larmes et serrant notre gorge. Matt Reeves, se révélant grand maître de spectacle, expose surtout une réalisation étonnante, qui au milieu des nombreux morceaux épiques impose l'émotion par la fulgurance primitive des silences et des gestes, évitant les artifices dégoulinants au milieu d'images artificielles pourtant dominées. DAWN OF THE PLANET OF THE APES est une puissante œuvre S-F, qui a du cœur, de l'âme, des personnages forts, des images renversantes et une musique prodigieuse, le fond et la forme explosant en un tout intelligent,  touchant et abouti.


Commentaires

  1. Billet trop ronflant et inaudible pour le commun des internautes.

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    1. Au moins vous m'aurez fait le plaisir de le lire, cher anonyme.

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    2. Supprime le Max. Un fake de plus qui vient et repart en déposant son verbe si soyeux. Sinon il mettrait un pseudo.

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    3. Bof, tu sais ça m'en touche une sans bouger l'autre, donc bon...

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  2. Une vraie réussite continuant l'évolution technologique accomplie sur le reboot et surtout le fond est encore plus présent. Non seulement on voit des allusions à La bataille de la Planète des singes mais aussi à certaines dictatures du XXème siècle. Au point que l'on peut voir que même un peuple peut se soulever dans la violence avec le mauvais leader et avec de mauvaises raisons. Le duel Koba-César n'est finalement pas si éloigné de celui entre Malcolm X et Martin Luther King. Il est incroyable de voir à quel point cette saga sait toujours parler d'actualité et confirme qu'elle est l'une des sagas de SF les plus intelligentes au cinéma. On regrettera toutefois les personnages humains n'ayant pas de grande consistance au final. Mais évidemment ce que l'on retient c'est les acteurs jouant les singes. Le travail d'Andy Serkis est encore une fois grandiose et visuellement on a d'autant plus l'impression de voir des singes face à nous. Comme quoi on peut faire un blockbuster sans prendre les gens pour des imbéciles et sur une durée raisonnable. Je fais bien sûr référence au maître du kaboom.

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    1. Ah là face à du Bay ce nouvel opus est une prodigieuse œuvre d'art ^^ Mais voilà comme toi j'aime quand un aussi gros film assume la sobriété et le travail de fond, qui décuple ici les émotions ressenties.

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    2. C'est surtout que le jour où Michael Bay sera mis au panthéon du cinéma je me poserais des questions. Quoique tout est possible.

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    3. Il m'avait bien surpris avec Pain & Gain malgré tout, avec auto-dérision sur son propre style c'était sympa. Mais bon, pas un chef d’œuvre non plus.

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  3. Je suis ravie de voir ces deux avis enthousiastes. J'avais peur qu'il se plante. Du coup, j'ai super hâte de le voir ! Dès qu'il sort en VOD.

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    1. À voir absolument, si tu as aimé le précédent tu vas adorer celui-là ;)

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