Critique : Festen


Ouverture au dépouillage restrictif du Dogme 95 de Von Trier et Vinterberg, FESTEN est une œuvre à part pour un sujet sensible. Optant pour une forme pseudo-amateur, brute, expérimentale et épurée, Vinterberg contamine peu à peu la forme d'une rage de moins en moins retenue dans le récit. Anxiogène quête de vérité pour amener les abus d'un père au grand jour, le film se présente à nous tel une vieille vidéo de famille, bringuebalante, imparfaite, pleine de grain et de figures, un objet atypique mais fascinant comme tout droit sorti d'un grenier obscur et poussiéreux. La puissance réaliste qui en ressort est saisissante, émotionnelle aussi, atteignant même le virtuose lors de rares écarts fantastiques. Exercice à la fois naturel et hystérique, FESTEN marque au fer rouge.



Commentaires

  1. Le côté DV pourra rebuter certains spectateurs tout comme le fond, mais Festen est un merveilleux upercut. Le genre de réunions familiales que l'on a tous connu et qui tombe à plat à cause d'un événement particulier. Là en l'occurrence c'est un événement plus morbide encore.

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    1. La forme peut rebuter, toute idée de transparence est annihilée, et ça on aime ou pas. Je dirais pas que j'ai connu ce genre de réunion familiale, même s'il y a eu des clashs une fois ou deux ^^

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  2. Effectivement, un film coup de poing et une scène marquante (perso, j'en ai jamais vécu et je ne le souhaite pas :) ).

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    1. Nous sommes d'accord ;) À quelle séquence penses-tu ?

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    2. La scène du repas et la révélation du secret de famille...

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