Critique : Eyes of Laura Mars / Les Yeux de Laura Mars


Thriller subjectif chic et choc, EYES OF LAURA MARS est un pont entre deux époques, usant de ficelles hitchcockiennes dans la prémonition d'un glamour trash suintant. L'importance de la vue subjective chère à Carpenter - ici au scénario - devient un véritable outil scénaristique jouant avec le spectateur, pouvoir psychique dont les origines ne seront portées qu'à l'interprétation, nous conduisant à travers maints enjeux flous vers une portée tragique assez surprenante, qui redore un peu plus l'élément fantastique. Mais Kershner, réalisant un film vieillissant et sans réelle force, peine à densifier ce cliché déjà trouble dont seul le dispositif atypique est soigné, fort de scènes de visions affriolantes. On se raccrochera finalement au charisme inévitable de Faye Danaway et Tommy Lee Jones.


Commentaires

  1. Tu m'as convaincu ! Ce film traîne sur mon étagère - une fois n'est pas coutume - mais je ne l'ai toujours pas vu. L'autre soir, j'hésitait entre celui-ci et puis finalement j'ai regardé "La Sentinelle des Maudits" de Michael Winner, que je conseille fortement tant l'ambiance dérangeante et absurde est brillante.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Content de t'avoir donné envie ! Merci de me retourner l'ascenseur avec cette Sentinelle des Maudits, qu'il me tarde dorénavant de découvrir. N'hésite pas à venir dire des nouvelles de Laura Mars quand tu l'auras vu ! ;)

      Supprimer
  2. Un film que Big John a touché même de loin reste intéressant et Irvin Kershner était peut être l'un des faiseurs les plus sous-estimés d'Hollywood. Rappelons que L'empire contre-attaque lui doit davantage que George Lucas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout juste, hail to the Big John !!! ^^ Disons que Kershner s'est brillamment débrouillé sur les projets de suite qu'on lui a proposé, L'Empire Contre-Attaque évidemment, Robocop 2 était tout à fait sympathique également, après sa filmographie n'est pas bien dense.

      Supprimer
    2. En même temps on ne lui a jamais réellement donné sa chance...

      Supprimer
  3. Les premiers pas d'Irvin Kershner, réalisateur capable du meilleur comme du pire (RoboCop 2 ou Star Wars V).
    Pour Faye et rien qu'elle

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La superbe Faye, pour sûr elle illumine le film.

      Supprimer
  4. Une bonne ambiance avec Big John au scénario. A voir.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés