Critique : The Tree of Life

Pays : États-Unis
Réalisateur : Terrence Malick
Scénario : Terrence Malick
Avec : Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn, Hunter McCracken, Laramie Eppler, Michael Showers, Fiona Shaw...
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 2h18
Genre : Drame
Format : couleurs, 1.85
Budget : 32 millions $
Sortie en salles : 17 mai 2011

Bande annonce visible ici


Décrire et expliquer ce que l'on voit et ressent devant THE TREE OF LIFE est impossible. Bien au-delà du cinéma, Terrence Malick nous livre une expérience. Sans couche scénaristique apparente, ni même une succinte apparition de fil rouge, le cinéaste enchaîne une succession de situations, scénettes, monologues et moments symboliques dans un tout aux limites de l'expérimental, en apparence chaotique, perturbant, mais au final indéniablement effectif sur notre ressenti de spectateur. Sa forme est en touts points une réussite, Malick filmant constamment en grand-angle à la lumière naturelle du jour des acteurs criants de vérité, appuyant un sublime fond melting-pot centré sur le duel science / religion autour d'autres thématiques puissantes et universelles (famille, apprentissage, héritage, deuil, etc). Le film nous prend constamment à la gorge, multipliant les moments magiques d'une universelle contemplation, une balade filmique de 140 minutes provoquant comme un voyage initiatique en notre fort intérieur, nous contaminant comme jamais en altérant les lois logiques de la narration... Entre l'intime et le spatial, le subtil et le grandiose, le chirurgical et le hasard, THE TREE OF LIFE est l’œuvre la plus ambitieuse de Malick, nous posant sans directions données des questions sur nous-même et ce qui nous entoure, et le cinéaste nous touche au cœur, à la tête et à l'âme.

À RETENIR
la réalisation grand-angle spectaculaire de Malick, multipliant les images mémorables

les performances touchantes des acteurs, notamment un surprenant Brad Pitt

son fond très fort, démultiplié par les mystères et les interprétations de la forme

la séquence spatiale, grand et enivrant moment de cinéma

la sublime partition musicale d'Alexandre Desplat

À OUBLIER
quelques menues longueurs, surtout dans la seconde moitié

la partie concernant Sean Penn, largement sous-développée


Commentaires

  1. J'aime bien mais pas trop fan. A force d'expérimenter, Malick va un peu partout et s'égare parfois. Néanmoins, The tree of life reste un beau film sur la vie allant du big bang à la vie d'une famille, en passant par les dinosaures. Mais je préfère davantage La ligne rouge et Le nouveau monde.

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    1. Il est clair que c'est le genre de film qui fait débat, on adhère ou pas. Je préfère La Ligne Rouge également, son chef d’œuvre, mais Le Nouveau Monde un peu moins.

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  2. J'ai détesté ! C'est horriblement prétentieux, genre Que ceux qui comprennent me suivent, les autres vous n'êtes que des c... Et la séquence "spatiale" est repompée sur Kubrick. Il fume trop, le gars. Et moi les délires hallucinogènes ça me gonfle !!!

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    1. C'est un avis que je comprends, Malick adopte un style visuel et narratif qui peut être considéré comme prétentieux... Après de là à dire que la séquence spatiale est pompée sur 2001, je ne comprends pas.

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    2. Attends... une danse de planètes dans l'espace, avec musique classique, ça ne te rappelle pas 2001 ?

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