Critique : The Hobbit - The Desolation of Smaug / La Désolation de Smaug

Pays : Nouvelle-Zélande / Royaume-Uni / États-Unis
Réalisateur : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Guillermo Del Toro, Fran Walsh, Philippa Boyens
Avec : Martin Freeman, Ian McKellen, Orlando Bloom, Richard Armitage, Luke Evans, Evangeline Lily, Lee Pace, Stephen Fry, Benedict Cumberbatch...
Musique : Howard Shore
Durée : 2h41
Genre : Aventures / Fantaisie
Format : couleurs, 2.35, 3D
Budget : 200 millions $
Sortie en salles : 11 décembre 2013

Bande annonce visible ici


Après Un Voyage Inattendu quelque peu piégé par ses politesses introductives, Peter Jackson se lâche avec The Desolation of Smaug, entre-deux risqué dont le but principal est de dynamiter l'aventure maintenant que les bases sont posées. Entre un combat effrayant contre des araignées et l'affrontement titanesque de l'impeccable Smaug, en passant par une poursuite monumentale en tonneaux et les prémices magnifiques d'un Gandalf en pleine forme contre le Nécromancien, cette suite multiplie les moments épiques qui procurent une jouissance indéniable, Jackson se faisant enfin plaisir dans la forme (décadrages, plans-séquences et autres mouvements dingues). En décuplant l'action, le film évite les erreurs de son prédécesseur en termes d'étirements scénaristiques, même si l'exemple du trio amoureux Legolas / Tauriel / Kili restait largement dispensable malgré les touches légères qu'il instaure... Légèreté il y a dans cet opus, multipliant les touches d'humour savoureuses, mais il faut surtout noter le ton sombre voire pessimiste qu'il instaure alors que la menace de Sauron grandit et que l'addiction de l'Anneau touche Bilbon. L'arrivée à Lacville marque également un potentiel symbolique assez fort sur la politique et ses dérives cupides, laissant présager une dimension inattendue pour la suite... Le rythme s'accélère, la menace pèse et l'action s'intensifie dans ce DESOLATION OF SMAUG en tous points supérieur à son prédécesseur, une nouvelle aventure en Terre du Milieu incroyablement généreuse qui commence (mais pas totalement) à écarter la redite pour exploiter son plein potentiel fantaisiste. Sa réussite indéniable force d'autant plus la frustration d'attendre un an pour le grand final, teasé par une conclusion superbement frustrante.

À RETENIR
une succession de moments forts dans un rythme effréné

Smaug le terrible qui porte bien son nom, une franche réussite

sa conclusion un poil pessimiste, qui décuple l'envie d'être fin 2014

la superbe bande originale de Shore qui échappe enfin aux reprises

À OUBLIER
le triangle amoureux Legolas / Tauriel / Kili un peu vain

plusieurs Nains demeurent à l'écart... voire Bilbo lui-même


Commentaires

  1. Très belles notes, ça donne envie ! Pour ma part, je le vois ce soir donc je reviendrai lire ta critique un peu plus tard. ;)

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    1. Oki doki, bon film, tu viendras nous en dire des nouvelles ;)

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  2. Je vais le voir samedi en HDFR donc verdict prochainement.

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    1. Right, tu viendras également nous en dire des nouvelles ; )

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    2. Qui plus est en HFR 3D comme l'an dernier!

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    3. Un pur bonheur voire décuplé par rapport au premier. La HFR 3D est encore une fois un bonheur, le film est épique, les enjeux sont enfin en place et The Hobbit dévoile enfin toute son ampleur visuelle entrevue dans Un voyage innatendu. Et surtout cela donne envie de continuer.

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    4. Content de te lire si enthousiaste devant cette suite ^^ Un pur bonheur, pour sûr, en effet décuplant les ambitions du premier. La fin est un clifghanger insupportable ! :)

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  3. J'ai hâte ! Et ton billet ne fait qu'attiser mon envie de retourner en Terre du Milieu.
    Merci !

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    1. Content que ma chronique attise encore un peu plus ton envie ^^ C'est une suite qui vaut très largement le coup. Tu viendras nous dire ce que tu en as pensé !

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  4. C'est ce soir pour Le umas et moi ! On a hâte !!

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    1. Hé hé, et pour moi c'est la 4e fois ce soir ^^

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    2. Plus sombre et mature, le film abandonne une bonne partie de l'esprit enfantin pour glisser vers une ambiance beaucoup plus lourde. Le Mal grandit et peu sont ceux qui peuvent ou veulent le combattre. Moins étiré, certes, mais toujours assez long, Desolation of Smaug offre une aventure où les nains et Gandalf (quelle scène avec le Nécromancien, génial!) éclipsent quelque peu notre Hobbit dans le dernier tiers du film (même s'il a son heure de gloire dans le face à face avec Smaug).
      Réalisation toujours aussi folle, des passages jeux vidéos (renforcés par la HFR qui donne un ton tellement réaliste/caméra amateur qu'elle distancie quelque peu des personnages au départ, du moins, je n'ai jamais été fan de ces effets "compensation de mouvement" des télévisions). Couleurs moins saturées égalements, qui rendent le film plus sec et font perdre une bonne partie de la magie onirique à l'univers.

      Et vivement la conclusion qu'on devine épique (et que l'on sait épique par le livre, mais avec les ajouts ça promet encore plus!)

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    3. Merci pour ton avis, Le Umas ;) Quand est-ce que tu reviens sur la blogosphère nom de Zeus ???!!! ^^

      En effet l'ambiance est ici beaucoup plus lourde et pessimiste, j'étais inquiet de ce ton là mais finalement ça marche du feu de dieu. Je te rejoins sur le Hobbit assez éclipsé dans cette suite, hormis son addiction à l'Anneau - j'adore cette séquence où, comme possédé, il charcute un bébé-araignée pour récupérer son bien, c'est finalement très violent comme scène !

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